Vous vous demandez comment ouvrir une succursale en Turquie ? Ce guide vous présente les étapes essentielles : de l'obtention des autorisations requises à la soumission des documents via le MERSİS, en passant par le respect de la réglementation locale. Apprenez à rationaliser le processus et à éviter les pièges les plus courants.
L'établissement d'une succursale en Turquie implique une série d'étapes méticuleuses, depuis l'obtention des documents nécessaires et des autorisations ministérielles jusqu'au respect des obligations fiscales et de la réglementation du travail. Chaque étape est cruciale pour garantir le bon fonctionnement de la succursale dans le cadre juridique de la Turquie. En comprenant les caractéristiques d'une succursale turque et les exigences spécifiques liées à sa création, les entreprises étrangères peuvent prendre des décisions en connaissance de cause et éviter les pièges les plus courants.
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La procédure d'enregistrement d'une succursale en Turquie comporte plusieurs étapes essentielles. En voici un aperçu :
En suivant ces étapes, vous pouvez réussir la procédure d'enregistrement d'une succursale en Turquie. La procédure est facilitée par le système électronique MERSİS, qui rationalise la soumission et l'enregistrement.
La première étape de l'établissement d'une succursale consiste à soumettre une demande électronique via le système central d'enregistrement (MERSİS). Cette plateforme en ligne simplifie le processus d'enregistrement en vous permettant de saisir les informations nécessaires sur l'entreprise et de télécharger les versions numérisées des documents requis. L'utilisation de ce système garantit aux entreprises étrangères un traitement efficace et précis de leurs demandes.
Il est essentiel de fournir toutes les informations et pièces justificatives nécessaires dans la demande électronique. Il s'agit notamment des données d'enregistrement de la société mère et d'une résolution officielle autorisant l'établissement de la succursale. Le fait de mener à bien cette étape constitue une base solide pour les phases suivantes de la procédure d'enregistrement.
Une fois la demande électronique effectuée, tous les documents doivent être notariés, traduits en turc et apostillés (ou légalisés dans un consulat turc) et soumis au bureau du registre du commerce. Il s'agit notamment d'un formulaire de demande, de copies notariées et légalisées de la procuration du représentant de la succursale, ainsi que d'autres lettres et formulaires de déclaration. L'authentification des livres de comptes est une exigence de conformité essentielle, qui garantit que la succursale opère dans le cadre juridique de la Turquie. Ce processus consiste à faire authentifier les documents par un notaire public, qui vérifie leur légitimité.
En outre, les documents destinés à être utilisés en Turquie doivent souvent être notariés et traduits. Il est important d'inscrire la succursale au registre du commerce et de respecter les conventions de dénomination spécifiques, qui incluent le titre de la société principale. La succursale opère sous l'autorité de la société mère et ne possède pas d'identité juridique distincte, ce qui signifie que tous les droits, responsabilités et obligations de la succursale sont directement liés aux sociétés mères. Le fait d'avoir tous les documents nécessaires en règle rationalise le processus d'enregistrement et permet d'éviter les retards ou les complications
Avant de commencer les opérations comptables de la succursale, une procuration doit être délivrée à un comptable indépendant. Cela permet de s'assurer que les opérations financières sont effectuées conformément à la législation turque. Une notarisation et une traduction adéquates, en particulier pour les documents en langue étrangère, sont essentielles pour respecter les normes juridiques et faciliter le bon déroulement des opérations de la succursale.
L'ouverture d'un compte bancaire local est une étape essentielle pour toute succursale en Turquie. Ce compte sera utilisé pour gérer les transactions financières de la succursale et doit être ouvert au nom de la succursale elle-même. La procédure requiert des documents spécifiques et des apports en capital, qui doivent être déposés sur le compte bancaire désigné.
Le compte bancaire sert de centre financier pour la succursale, où seront déposés les apports en capital de la société mère. L'ouverture correcte du compte bancaire est essentielle pour les opérations financières de la succursale et la conformité avec les réglementations locales.
L'un des aspects les plus importants liés à l'établissement d'une succursale en Turquie est la fiscalité. Les succursales en Turquie sont soumises à des obligations fiscales locales sur leurs revenus, notamment l'impôt sur les sociétés, la TVA, l'impôt provisoire, l'impôt sur le revenu et la retenue à la source. Les succursales en Turquie doivent se conformer à ces obligations fiscales afin d'éviter les pénalités et d'assurer le bon déroulement des opérations.
Des services appropriés de planification et de conformité fiscales peuvent aider les entreprises étrangères à naviguer dans le paysage fiscal complexe de la Turquie.
Le taux de l'impôt sur les sociétés pour les succursales en Turquie est fixé à 25 % pour l'année 2025. Ce taux s'applique aux bénéfices réalisés par la succursale, ce qui garantit qu'ils sont imposés au même taux que les filiales en Turquie. Toutefois, les bénéfices réalisés sur des biens non vendus en Turquie peuvent être exonérés de l'impôt sur les sociétés.
Il est essentiel de comprendre les obligations fiscales des entreprises pour assurer une planification financière et une conformité efficaces. Les sociétés étrangères établies dans des pays étrangers doivent veiller à ce que leurs succursales respectent ces règles fiscales afin d'éviter toute complication juridique.
Les succursales en Turquie doivent se conformer aux réglementations en matière de TVA et sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée sur leurs transactions imposables. Il existe toutefois des exonérations sous certaines conditions, telles que la fourniture de services à des clients étrangers et l'émission de factures pour des clients étrangers.
Ces exonérations réduisent la charge fiscale des succursales et améliorent l'efficacité financière.
L'impôt sur le revenu et la retenue à la source s'appliquent lors du transfert des bénéfices d'une succursale à la société mère. Le taux de l'impôt sur le revenu pour ces revenus est normalement de 10 %, mais il peut varier selon les pays. Ces taux sont déterminés par les accords de double imposition (DBA) conclus entre les pays, qui garantissent que les obligations fiscales sont respectées sans double imposition.
En Turquie, le statut des employés est régi par la loi sur le travail, qui prévoit des règles spécifiques en matière de licenciement, de délais de préavis et de motifs légitimes de licenciement. Les employeurs doivent offrir un lieu de travail sain et sûr, conformément à la loi sur la santé et la sécurité au travail. Ils doivent notamment offrir des congés payés annuels allant de 14 à 26 jours, en fonction de la durée de l'emploi.
Les employeurs sont tenus de payer les salaires rapidement et intégralement. Le non-respect de cette obligation entraîne la nullité du contrat de travail. En outre, l'indemnité de licenciement est obligatoire pour les salariés qui ont été employés de manière continue pendant au moins un an, à moins que le licenciement ne soit motivé par une raison valable. Des accords de non-concurrence peuvent également être conclus et rester en vigueur même après la fin de l'emploi.
Les obligations fiscales des employés comprennent l'impôt sur le revenu, qui doit être déduit et versé régulièrement au bureau des impôts. En outre, les cotisations mensuelles de sécurité sociale doivent être payées par la succursale. Le respect de ces règles garantit le bon fonctionnement et la légalité des activités de la succursale.
En Turquie, il n'existe pas d'exigence explicite en matière de capital minimum pour les succursales, mais celles-ci doivent maintenir une forme de capital séparé. La société mère peut soutenir le capital de la succursale par le biais d'une résolution formelle. Nous recommandons d'apporter au moins le capital requis pour les sociétés à responsabilité limitée en Turquie. Les apports en numéraire pour le capital doivent être déposés sur un compte bancaire spécial au nom de la succursale.
Le capital transféré à la succursale n'est pas considéré comme un bénéfice. Il n'est donc pas soumis à l'impôt. Cela permet à la société mère de fournir un soutien financier sans encourir d'obligations fiscales supplémentaires. Tout montant dépassant le capital résolu doit être inscrit sur un compte d'avance de capital.
L'établissement d'une succursale en Turquie est considéré comme un investissement direct étranger en vertu de la loi sur les investissements directs étrangers. Une filiale, en revanche, fonctionne comme une entité juridique distincte de sa société mère, ce qui lui permet de conclure des contrats et de posséder des actifs de manière indépendante. Alors que les succursales sont considérées comme des extensions de la société mère, exposant potentiellement cette dernière à des risques juridiques et financiers, les filiales offrent une couche de protection en étant des entités juridiques distinctes. De nombreux investisseurs préfèrent créer une société à responsabilité limitée (SARL) en Turquie en raison de la simplicité du processus de constitution, des exigences moins élevées en matière de capital et de la flexibilité opérationnelle. L'investissement étranger par l'intermédiaire d'une succursale peut présenter des défis et des opportunités uniques.
Le processus d'établissement d'une filiale est généralement plus structuré et implique des exigences de conformité et de déclaration plus élevées que pour l'établissement d'une succursale. Toutefois, les filiales peuvent bénéficier de diverses incitations fiscales locales en Turquie, en particulier lorsqu'elles sont situées dans des zones franches ou des zones de développement technologique. Les investisseurs étrangers peuvent conserver l'entière propriété d'une filiale, contrairement aux succursales, qui peuvent être soumises à davantage de restrictions.
Les succursales sont souvent préférées pour les projets de construction clés en main, où l'ensemble du projet doit être pris en charge par l'entreprise à l'étranger. Pour ces projets, l'entrepreneur principal à l'étranger a besoin d'une succursale pour gérer les fournitures et les services locaux en Turquie. En ouvrant une succursale, l'entrepreneur peut s'acquitter de la TVA et d'autres obligations fiscales, ainsi que des obligations en matière de sécurité sociale et de sécurité au travail par l'intermédiaire de cette succursale.
Les rapports financiers de la succursale sont officiellement des parties intégrées et consolidées de l'entreprise principale à l'étranger. En créant une filiale distincte, les résultats peuvent être consolidés au sein des résultats du groupe international, mais ce n'est pas obligatoire.
Le choix de la bonne structure est essentiel pour prendre des décisions éclairées concernant les investissements en Turquie. Chaque option a ses avantages et ses inconvénients, et le choix dépend des besoins et des objectifs spécifiques de l'entreprise étrangère.
Les bureaux de liaison en Turquie sont désignés comme des entités représentatives et ne peuvent exercer aucune fonction commerciale. Leur objectif premier est de réaliser des études de marché et de promouvoir les produits de la société mère. Ils constituent donc une option idéale pour les entreprises qui ne souhaitent pas réaliser de bénéfices en Turquie.
L'établissement d'un bureau de liaison nécessite l'obtention d'un agrément du ministère du commerce, d'une durée initiale de trois ans. Les frais de fonctionnement d'un bureau de liaison doivent être entièrement pris en charge par la société mère à l'étranger. Il est interdit à un bureau de liaison d'exercer des activités commerciales et de générer des revenus, de sorte que son rôle reste strictement représentatif.
Il est essentiel pour les investisseurs étrangers désireux de s'implanter en Turquie de comprendre les coutumes et l'étiquette locales. Il est essentiel d'établir des relations de confiance, car la culture commerciale turque privilégie les relations à long terme et la confiance personnelle plutôt que les négociations rapides. Le respect des valeurs culturelles peut considérablement améliorer les négociations et les relations d'affaires en Turquie.
Éviter les discussions sur des sujets historiques sensibles et être conscient des gestes physiques qui peuvent être considérés comme offensants permet d'éviter les malentendus et de favoriser une meilleure communication. Ces conseils pratiques aideront les investisseurs étrangers à s'orienter plus efficacement dans l'environnement commercial turc.
L'établissement d'une succursale en Turquie implique une série d'étapes méticuleuses, depuis l'obtention des documents nécessaires et des autorisations ministérielles jusqu'au respect des obligations fiscales et de la réglementation du travail. Chaque étape est cruciale pour garantir le bon fonctionnement de la succursale dans le cadre juridique de la Turquie. En comprenant les caractéristiques d'une succursale turque et les exigences spécifiques liées à sa création, les entreprises étrangères peuvent prendre des décisions en connaissance de cause et éviter les pièges les plus courants.
En résumé, l'établissement d'une succursale en Turquie peut offrir d'importantes possibilités d'expansion commerciale. Toutefois, elle nécessite une planification minutieuse et le respect des réglementations locales. Le recours à une assistance juridique et à des services professionnels peut grandement faciliter le processus, en garantissant la conformité et l'efficacité. Avec une approche et des ressources appropriées, les entreprises étrangères peuvent établir et exploiter avec succès des succursales en Turquie, en tirant parti du marché dynamique et de la situation stratégique du pays.
La première étape de l'établissement d'une succursale en Turquie consiste à mandater des consultants ou des avocats compétents pour la procédure de constitution, puis à soumettre une demande électronique via le système central d'enregistrement (MERSİS).
Les succursales en Turquie doivent inclure le titre de la société principale dans leur nom et s'inscrire au registre du commerce, en respectant des conventions de dénomination spécifiques.
Les succursales en Turquie doivent se conformer à diverses obligations fiscales locales, notamment l'impôt sur les sociétés, la TVA, l'impôt provisoire, l'impôt sur le revenu et la retenue à la source. Il est essentiel de comprendre ces responsabilités afin de se conformer à la réglementation fiscale turque.
Une succursale en Turquie ne peut pas s'engager dans des activités non autorisées par la société mère ; elle est limitée aux activités spécifiées dans les plans de la société mère. Elle est limitée aux activités spécifiées dans les plans de la société mère, ce qui garantit le respect des réglementations et l'alignement sur les objectifs de la société mère.
Il n'y a pas d'exigence explicite de capital minimum pour les succursales en Turquie, mais elles sont tenues de maintenir une certaine forme de capital séparé.